vendredi, septembre 17, 2021

Afghanistan: chaos et confusion à l’aéroport et à Kaboul

L’Afghanistan s’est réveillé ce lundi matin aux mains des talibans au lendemain de la prise de la capitale Kaboul. Le président Ashraf Rani, qui a quitté le pays, a reconnu la victoire des rebelles. Ces derniers ont pris le contrôle du palais présidentiel. L’entrée des talibans dans Kaboul a provoqué une vague de panique avec des habitants qui tentaient de fuir la ville par le seul point de sortie, l’aéroport.

La situation à l’aéroport international de Kaboul ce lundi matin est chaotique. C’est le sauve qui peut, rapporte notre correspondante Sonia Ghezali. Les agences de presse rapportent les forces américaines ont tiré en l’air face à une foule très importante présente sur le tarmac. Selon l’agence Reuters il s’agissait d’empêcher des Afghans en panique de monter à bord d’appareils destinés à évacuer les Américains.

Il n’y aurait pas d’affrontements directs avec les talibans, mais les vidéos sur les réseaux sociaux montrent la désorganisation totale qui règne à l’aéroport. On voit de nombreuses personnes tenter de gravir les escaliers menant vers un avion, les Afghans présents tentent désespérément de fuir par le seul point de sortie qui n’est pas contrôlé par les talibans.

L’aéroport accueille aussi de nombreuses ambassades étrangères qui s’y sont repliées, dans l’attente d’une évacuation de leur personnel, comme celui de l’ambassade des Etats-Unis dont le drapeau a été enlevé ce matin.

Dans Kaboul, la panique semblait s’être emparée de la ville hier, avec des files d’attentes devant les banques, puisque les Afghans cherchent à emporter de l’argent pour partir, des magasins fermés, des policiers qui retiraient leurs uniformes.

Les talibans ont pris le contrôle de la sécurité dans toute la ville, y compris la zone verte, la zone autrefois sécurisée, rapporte encore Sonia Ghezali. Ce sont eux qui filtrent et contrôlent les voitures y compris aux abords des postes des Nations unies.

Ecoutez le reportage de notre correspondante avec les réfugiés dans l’ambassade de France à Kaboul.

Un dirigeant des talibans a confié à l’agence Reuters, que des consignes avaient été données de ne pas effrayer les civils, et qu’ils attendaient le départ de toutes les puissances étrangères avant de structurer la nouvelle gouvernance du pays.

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